
Cher Philippe,
Aujourd'hui, je viens de me voir dans le poste (chez des amis, hein, parce que si tu suis bien, chez moi, il n'y a que des vieilles TSF qui te diffusent à longueur de temps), et je suis partagée entre l'énervement digne, la consternation et le rire de mépris. Une demi-heure d'interview pour ne retenir que cette petite phrase crétine, et pour me prêter le discours officiel de la vaste entreprise à laquelle je suis dévolue corps et âme ? Le procédé qui consiste à désigner mon discours comme un discours de propagande, alors que seul le montage, en sortant mes propos de leur contexte, leur confère la valeur d'une propagande qu'on aimerait y trouver, ce procédé me laisse sceptique. C'est tellement facile de faire plier la réalité dans les cases où on aimerait l'enfermer, par principe et a priori.
Soupir.
Quand je pense que pour enregistrer les termes de cette mascarade, j'ai raté la première mi-temps de France-Suisse, en juin dernier...
Re-soupir.
Bref, la prochaine fois que les sirènes de la renommée retentiront, fais-moi penser à m'enchaîner au mât.
A toi pour toujours,
Valentine
PS : les routiers sont sympas, c'est vrai, mais tu n'aurais pas un sujet un peu plus glamour en réserve ?
Aujourd'hui, je viens de me voir dans le poste (chez des amis, hein, parce que si tu suis bien, chez moi, il n'y a que des vieilles TSF qui te diffusent à longueur de temps), et je suis partagée entre l'énervement digne, la consternation et le rire de mépris. Une demi-heure d'interview pour ne retenir que cette petite phrase crétine, et pour me prêter le discours officiel de la vaste entreprise à laquelle je suis dévolue corps et âme ? Le procédé qui consiste à désigner mon discours comme un discours de propagande, alors que seul le montage, en sortant mes propos de leur contexte, leur confère la valeur d'une propagande qu'on aimerait y trouver, ce procédé me laisse sceptique. C'est tellement facile de faire plier la réalité dans les cases où on aimerait l'enfermer, par principe et a priori.
Soupir.
Quand je pense que pour enregistrer les termes de cette mascarade, j'ai raté la première mi-temps de France-Suisse, en juin dernier...
Re-soupir.
Bref, la prochaine fois que les sirènes de la renommée retentiront, fais-moi penser à m'enchaîner au mât.
A toi pour toujours,
Valentine
PS : les routiers sont sympas, c'est vrai, mais tu n'aurais pas un sujet un peu plus glamour en réserve ?
